Essais

 

 

 

 

DE L'ERRANCE AU SUCCÈS

Préface de Daniel BERESNIAK

Pierre Roudy

 

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L'histoire de la littérature dramatique dans nos manuels laisse cruellement à désirer. Du dix-septième siècle, on ne retient que des textes, sans doute des textes qui font autorité mais s'ils sont venus jusqu'à nous, si nous les apprécions, ils ne rendent pas compte pour autant de la vie foisonnante d'où ils sont issus.
Les gens debout au parterre, les spectateurs sur scène, les quolibets lancés… Les rôles de femmes chez Molière ont-ils été tous joués par des femmes ? Racine aurait-il empoisonné la comédienne, la Du Parc ? A-t-il été ou non l'amant de la Champmeslé. Son fils Louis parle de calomnie. Mais Boileau nous suggère comment le dramaturge enseignait son élève en théâtre…de près. Et Racine a renoncé au théâtre, tout comme Louis XIV. Ils ont tous deux renié ce qui avait été leur passion. La religion avec Bossuet, la Cabale des Dévots, tous se liguaient contre le théâtre. Et pourtant, c'est sans doute en grande partie grâce au plaidoyer d'un jésuite que le théâtre est devenu un modèle d'enseignement, un divertissement raffiné, une manière comme disait Rostand " d'un peu se respirer le cœur ", de brasser des idées. Ce petit livre qui puise à toutes les sources n'a pas pour ambition d'être exhaustif. Il veut simplement rappeler quelques faits, raviver quelques notions, et tout simplement nous transporter dans une autre époque le XVII° et le XVIII°
Pierre ROUDY a dirigé pendant vingt ans l'Ecole de Théâtre de la Rue Blanche d'où sont issus techniciens et comédiens en nombre. Pierre ROUDY est également Vice-Président de la Société d'Histoire du Théâtre.

TTC : 20 €


 

LA GÉNÉRATION VIRTUELLE

ou
Comment se débarrasser de l'Enfant Roi et de ses courtisans

Joël Hillion

 

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Les enfants sont assistés, gavés, mais ils sont rarement aimés. Nous les avons abandonnés à eux-mêmes au nom de la sacro-sainte autonomie. Dans notre civilisation du désenchantement et de la dérision, les enfants sont censés représenter nos derniers idéaux. Mais les idoles adulées se rebiffent et leurs adorateurs en viennent à craindre leur liberté incontrôlée et leur agressivité. La conscience d'un échec et la crainte d'une impasse fatale commencent à transparaître derrière les discours lénifiants des spécialistes de la jeunesse.
Dans mon livre, il est moins question de " responsabiliser les jeunes " que de redonner aux aînés le sens de leur responsabilité. Passionné par mon métier, découragé parfois devant la montée des périls, je ne désespère pas des adolescents qui m'accordent toujours leur confiance. A l'encontre de la mode qui veut tout " centrer sur l'apprenant ", j'entraîne mes élèves à se " centrer sur l'autre ", s'ouvrir à l'autre, découvrir et aimer l'autre, tous les autres.
Quand l'Enfant Roi aura été détrôné, nous pourrons enfin oser ce qu'il attend de nous : l'aimer.

Ce livre est le prolongement du précédent, Le maître des désirs, dans lequel Joël Hillion témoignait de son expérience d'enseigneur, riche, enthousiasmante, inachevée. Il aborde ici un monde plus sombre, celui de l'échec de notre culture virtuelle et de notre civilisation étourdie d'elle-même, futile et injuste.

TTC : 20 €