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Cette parole peut avoir été prononcée par Henri
IV ou pourrait avoir été prononcée par lui à
l'issue de sa rencontre - qui a effectivement eu lieu - avec Montaigne.
L'auteur, Robert REVERGER est un érudit, un passionné de
Montaigne dont il a l'accent et le goût du verbe. Il a conté
cette rencontre avec passion. On pourrait dire qu'il se trouvait là,
derrière les boiseries de la bibliothèque du château
de Montaigne, épiant les moindres hésitations de l'un comme
de l'autre ; les emportements du roi et les exigences intellectuelles
de celui qui doute et suit scrupuleusement ce que sa conscience lui dicte.
Tous les sujets sont évoqués : la justice, et, au passage,
la condamnation de la torture, la recherche des hommes les plus dignes
de diriger un pays, la mort prochaine, les prédictions auxquelles
ni l'un ni l'autre ne croient et qui pourtant, en ce qui concerne le roi
se réaliseront, hélas. La religion. Le jeune roi n'a pas
encore pris la décision d'abjurer le protestantisme. Il va s'y
résoudre et les paroles de Montaigne vont l'aider à voir
clair en lui.
Robert REVERGER nous entraîne dans cette confrontation amicale avec
un entrain qu'il sait nous communiquer. Et quand on pense que tout ce
qui est dit là fut effectivement à un moment ou à
un autre dans la bouche de nos protagonistes, on demeure stupéfait
de la somme de travail, de la recherche patiente de l'auteur.
On sort de cette lecture émerveillé, rempli de ces idées
généreuses si joliment exprimées. On ne sait pas
qui il faut admirer le plus, si c'est Montaigne, Henri IV ou tout simplement
l'auteur de la pièce.
TTC : 10 €
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QUAND VIENDRA L'AUBE est une pièce à deux personnages qui
traite un problème humain rarement traité sur scène.
Il s'agit de la cécité. L'auteur tente d'exprimer les affres
de celui qui refuse sa cécité ou qui, du fait de sa cécité
est devenu victime.
La cruauté réelle ou supposée de certains nous fait
prendre conscience du mur qui sépare les voyants des non-voyants.
L'amour est-il possible entre un aveugle et un voyant ?C'est la question
que l'on peut poser après avoir subi le choc de cet affrontement
.
Certes, on côtoie le mélo. Mais la vie, c'est aussi parfois
le mélo. Faudrait-il écarter de la scène ce qui fait
sa noblesse : traduire la souffrance de l'être humain, de celui
qui, par hasard ou par maladie n'est pas comme les autres ?
L'auteur, Pierre ROUDY, s'est inspiré d'une bluette
de Arieh CHEN. Il a dirigé pendant vingt ans l'Ecole de Théâtre
de la Rue Blanche ; Inspecteur Général des Enseignements
artistiques (théâtre), il est aujourd'hui Vice-président
de la Société d'Histoire du Théâtre, membre
de la Commission de contrôle du Budget à la Société
des Auteurs et Compositeurs d'Art Dramatique, après en avoir été
le Rapporteur, le Vice-président et le Président. Il
est l'adaptateur ou l'auteur d'une vingtaine de pièces; a publié
plus d'une trentaine d'ouvrages chez différents éditeurs,
romans, essais, études etc.
TTC : 10 €
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